Sortie cinéma : Aladin avec Kev Adams

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● Une distribution «djeun»

Le héros du célèbre conte est joué par Kev Adams, l'humoriste préféré des adolescents. Il donne la réplique à William Lebghil, son compère dans la série Soda qui campe Khalil, son meilleur ami. Plus de 16 ans, s'abstenir. Les fans de Kev Adams s'en laisseront peut-être conter, les autres préféreront aller voir une bonne comédie.

● Un scénario aussi fin que le voile de la princesse

Nous sommes au pays de Candy avec les méchants et les gentils, dans un Bagdad de conte sans fées dont les destinées sont présidées par un calife cupide (Michel Blanc), qui espère unir sa fille à un homme riche. Il est secondé dans son projet par le vizir à l'œil noir et à l'haleine mauvaise (Jean-Paul Rouve), qui rêve bien sûr de prendre sa place. Aladin tombe forcément amoureux de la princesse Shallia (Vanessa Guide). Le génie de la lampe (Éric Judor) l'aide à accomplir son destin.

● Des dialogues écrits avec une babouche...

... Et non dénués de vulgarité. Les répliques sont censées faire rire tous les dixièmes de seconde. C'est raté.

● Une réalisation qui se prend les pieds dans le tapis volant

Malgré l'accumulation de séquences truffées de gags et de brusques «arrêts sur image», contrairement au tapis volant dérobé par les deux amis, cette comédie ne décolle jamais. Les intentions des auteurs pèsent des tonnes. Le spectateur reste le plus souvent sur le plancher des vaches.

● La bande son trop bruyante

Digne des comédies musicales à grosses ficelles. Boris Vian qualifiait de «tube» un texte creux au contenu vide. Ici, le mot reprend son sens d'origine. Comme dans les Minions, maux de tête garantis.

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